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Vous préparez votre voyage aux Canaries et vous vous demandez quels animaux pourraient représenter un danger ? Rassurez-vous, l’archipel reste une destination très sûre. Nous avons exploré ces îles avec notre fils de 5 ans sans incident majeur, mais quelques précautions s’imposent pour profiter sereinement de votre séjour.
Les risques principaux concernent :
Nous partageons ici notre expérience de terrain et les conseils des locaux pour éviter toute mauvaise surprise.
Sommaire
Les scolopendres restent notre principale préoccupation lors de nos bivouacs aux Canaries. Ces mille-pattes géants mesurent jusqu’à 25 cm et se cachent sous les pierres ou dans les fissures des vieux murs. Nous en avons croisé plusieurs fois à La Palma et Tenerife, particulièrement actifs après le coucher du soleil. Leur morsure provoque une douleur intense pendant 24 à 48 heures, comparable à une brûlure profonde selon un randonneur rencontré à Anaga.
Les araignées venimeuses se font plus discrètes. La veuve noire européenne préfère les zones arides de Lanzarote et Fuerteventura. Nous n’en avons jamais vu en 8 voyages, mais un propriétaire de casa rural nous a montré où elles nichent : sous les tas de bois, dans les garages peu fréquentés. L’araignée recluse brune, reconnaissable à sa marque en forme de violon, squatte les bâtiments abandonnés.
Les scorpions jaunes (Buthus occitanus) habitent les zones rocailleuses sèches. Leur piqûre équivaut à celle d’une grosse guêpe selon les services médicaux locaux. Nous portons systématiquement des chaussures fermées lors de nos balades nocturnes depuis qu’un couple d’amis en a trouvé un dans leur tente mal fermée.
Les chenilles processionnaires posent un vrai problème entre février et avril. Ces larves avancent en file indienne dans les pinèdes de Gran Canaria et Tenerife. Leurs poils urticants provoquent des réactions allergiques sévères. Notre petit a failli les toucher lors d’une balade près de Vilaflor – nous surveillons maintenant constamment les branches basses des pins.
Nous appliquons quelques règles simples qui nous ont toujours protégés. D’abord, nous ne soulevons jamais les pierres à mains nues. Cette habitude nous vient d’un guide local qui nous a expliqué que 90% des morsures surviennent ainsi. Nous utilisons un bâton de marche pour écarter les obstacles sur les sentiers.
Le soir venu, nous secouons systématiquement nos chaussures, sacs de couchage et vêtements laissés dehors. Cette routine prend 2 minutes mais nous évite les mauvaises surprises. Un matin à El Hierro, nous avons découvert un petit scorpion dans la chaussure de Maud – depuis, nous vérifions tout.
Les chiens errants représentent un danger réel dans certaines zones. Le Presa Canario, race locale imposante, peut peser jusqu’à 60 kg. Nous avons croisé plusieurs meutes près des décharges sauvages et dans les ravins isolés d’El Hierro. Notre stratégie : rester calmes, éviter le contact visuel direct, reculer lentement en gardant les chiens dans notre champ de vision. Nous emportons toujours notre bâton de marche qui peut servir de barrière.
Notre trousse de premiers secours spéciale Canaries contient des éléments indispensables. Une crème antihistaminique forte (type Diprosone) pour les piqûres, un tire-venin, des compresses stériles, du désinfectant sans alcool et une pince à épiler de qualité. Nous ajoutons des antihistaminiques oraux (Zyrtec) et gardons le numéro d’urgence 112 enregistré dans nos téléphones.
Pour les randonnées, nous privilégions les chaussures montantes qui protègent les chevilles. Les pantalons longs limitent les contacts avec la végétation urticante. Nous évitons les sorties entre 21h et 6h du matin, période d’activité maximale des scolopendres. Notre lampe frontale puissante (minimum 200 lumens) nous permet de repérer les animaux sur les sentiers.
Les méduses constituent le principal risque maritime. La physalie, appelée galère portugaise, flotte avec ses longs tentacules bleu-violet pouvant mesurer 30 mètres. Sa piqûre provoque une douleur fulgurante et peut nécessiter une hospitalisation. Nous avons vu les secouristes intervenir trois fois sur la plage de Las Canteras après des contacts avec ces cnidaires.
Les poissons venimeux se cachent près du fond. La rascasse volante, magnifique avec ses nageoires rayées, injecte un venin puissant via ses épines dorsales. Le poisson-pierre, parfaitement camouflé, possède l’un des venins les plus toxiques au monde. Les vives s’enfouissent dans le sable et piquent les baigneurs imprudents – nous marchons toujours en traînant les pieds pour les faire fuir.
Les oursins tapissent les rochers immergés. Leurs épines calcaires se brisent dans la peau et provoquent des infections. Nous portons des chaussons néoprène (8-12€ en supermarché local) dès que nous explorons les zones rocheuses. Cette protection simple nous a évité plusieurs blessures à Los Cristianos et Puerto de la Cruz.
En cas de piqûre de méduse, nous appliquons le protocole des maîtres-nageurs locaux : rincer à l’eau de mer (jamais d’eau douce qui active le venin), retirer les filaments avec une pince, appliquer de la chaleur (eau à 45°C ou compresse chaude). Pour les piqûres de poisson venimeux, l’immersion dans l’eau très chaude pendant 30-90 minutes neutralise les toxines thermolabiles.
Les habitants connaissent parfaitement les dangers de leur environnement. Un pêcheur de La Restinga nous a appris à reconnaître les zones à vives : sable fin près des rochers, eau peu profonde, absence de vagues. Ces informations valent tous les guides touristiques.
Les surveillants de plage actualisent quotidiennement les drapeaux d’alerte. Le violet signale spécifiquement la présence de méduses – nous reportons alors notre baignade ou changeons de plage. Les postes de secours, ouverts de 10h à 18h sur les plages principales, disposent du matériel adapté pour traiter les piqûres.
Les pharmaciens locaux nous ont orientés vers les produits efficaces : Fenistil gel pour les piqûres d’insectes, Afterbite pour le soulagement immédiat, sprays répulsifs à base de DEET à 30% minimum. Leurs conseils pratiques dépassent largement les notices génériques.
Notre expérience nous a enseigné des techniques simples mais efficaces. Nous inspectons systématiquement notre logement à l’arrivée : coins sombres, placards, dessous de lit. Cette vérification de 5 minutes nous rassure pour tout le séjour.
Pour les bivouacs, nous choisissons des emplacements dégagés, loin des amas de pierres et des vieux murs. Notre tente reste fermée en permanence. Nous suspendons nos sacs à dos plutôt que de les poser au sol. Ces habitudes réduisent considérablement les risques de rencontres indésirables.
En snorkeling, nous observons sans toucher. Cette règle d’or nous protège des contacts accidentels avec les espèces venimeuses. Nous restons à distance respectable des rochers et évitons de poser les mains sur le fond. Notre fils a appris à nager horizontalement sans jamais poser les pieds.
L’application mobile “112 Canarias” géolocalise votre position pour les secours. Nous l’avons téléchargée après qu’un randonneur nous ait raconté son évacuation rapide grâce à elle. Les centres de santé (centros de salud) traitent gratuitement les urgences avec la carte européenne d’assurance maladie.
Les Canaries abritent finalement peu d’espèces réellement dangereuses comparé à d’autres destinations tropicales. Aucun serpent venimeux, pas de gros prédateurs terrestres, pas de maladies tropicales transmises par les insectes. Les quelques espèces problématiques restent facilement évitables avec du bon sens et de la vigilance.
Les statistiques parlent d’elles-mêmes : sur 15 millions de touristes annuels, moins de 200 cas de morsures ou piqûres graves nécessitent une hospitalisation. La majorité concerne des contacts avec des oursins ou des méduses, rarement graves. Les accidents avec les scolopendres ou araignées restent exceptionnels.
Nous continuons d’explorer ces îles magnifiques avec notre enfant sans crainte excessive. Les animaux locaux font partie de l’écosystème et méritent notre respect. Avec les bonnes précautions, vous profiterez pleinement de la biodiversité canarienne sans mauvaise surprise. Les Canaries restent l’une des destinations les plus sûres d’Europe pour les familles aventureuses comme la nôtre.
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