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  • décembre 12, 2016
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Cuisine et Nourriture en Nouvelle-Zélande

Cuisine et Nourriture en Nouvelle-Zélande

Dans la façon de cuisiner, la Nouvelle-Zélande regorge d’idées pour rendre le moindre mets des plus savoureux qui soient

Placée sous influence des îles du Pacifique, mais à connotation britannique, la cuisine en Nouvelle-Zélande est fort prisée pour ses plats locaux et traditionnels. Si comme partout de par le monde les insulaires ont succombé aux fast-foods, voire plus récemment aux restaurants végétariens et biologiques, c’est en rangs serrés que s’organise la résistance. On se nourrit généralement fort bien au pays de Kiwis, le néo-zélandais privilégiant la gastronomie par l’authentique. C’est donc vers elle que nous tournerons plutôt nos pas, pour le plus grand délice des fins gourmets.

Queenstown vous propose du Skyline une vue imprenable sur la City et ses beautés environnantes

Sous couvert d’aventure, c’est avec le plus grand plaisir que les voyageurs vont appréhender sa cuisine, au même titre que ses paysages fabuleux et ses légendes à nulles autres comparables. S’il est un fait par contre à ne pas négliger c’est qu’en Nouvelle-Zélande on dîne tôt.  S’enquérir d’un table vers les 19h00 semble une tranche horaire raisonnable, d’autant que passé les 22h00 vos chances d’y trouver place sont des plus minces. Qu’à cela ne tienne, mieux vaut se plier de bonne grâce à de telles habitudes étant donné ce que l’on va vous proposer.

Autre petit détour par les traditions, il est courant de régler l’addition au restaurant avant même que d’avoir consommé. De même si l’on vous présente un objet insolite coloré en matière de reçu n’y voyez pas là malice, c’est juste histoire de permettre aux serveurs de se repérer. Une pratique délaissée par les restaurants gastronomiques, qui privilégie les plus modestes en leur apportant une bonne dose de malice. Mais cessons de nous mettre l’eau à la bouche et venons-en à la gastronomie à proprement parler.

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Impossible d’imaginer petit-déjeuner sans la redoutable Marmite

Présent sur toutes les tables, pour la première collation de la journée, le Vegemite est une pâte à tartiner fort salée, que certains palais auront quelques difficultés à appréhender. En vérité il faut presque être né avec une cuillerée à la bouche, afin d’être à même d’en mesurer la saveur toute particulière. Pour tout néozélandais qui se respecte, son petit pot au couvercle jaune est cependant incontournable sur les tables à manger, en concurrence directe de la célèbre marmite. Durant le séisme qui a frappé Christchurch une pénurie s’est faite ressentir, que le premier ministre n’a pas manqué de souligner en le déplorant.

Nous sommes ainsi bien loin de l’époque coloniale où, avec les tartines, c’est de l’agneau qui se consommait. Mais pas d’inquiétude, un petit-déjeuner reconstituant vous sera également proposé, avec des consonances anglaises ou continentales mieux adapté à vos propres coutumes. Mais pour en revenir au Vegemite, dont le nom en lui seul et son contenant seraient plutôt évocateurs d’un insecticide quelconque, ne manquez pas de relever le défi d’y goûter… ne serait-ce que pour provoquer l’hilarité, à défaut d’être apprécié par votre organisme.

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Les plats à base d’agneau sont incontournables et le Mutton bird est servi dans les meilleurs restaurants

Mais revenons-en à nos moutons, ou en l’occurrence les agneaux, puisque c’est par leur biais que la Nouvelle-Zélande est réputée pour présenter les meilleurs burgers au monde. Avec ses quelques 30 millions de moutons présents sur le territoire, l’agneau n’en demeure pas moins un des grands classiques de la cuisine néozélandaise. De par le monde les kiwis exportent sa viande mais, pour l’heure, il vous sera servi braisé avec pour garniture une purée de Kumara, la pomme de terre sucrée par excellence du cru.

Une autre spécialité qui s’avère incontournable est le Mutton bird, un oiseau de chair grasse à la saveur exceptionnelle. Dans les temps anciens les maoris le faisaient mijoter avec ses plumes, en le plongeant en immersion dans les sources thermales brûlantes. Aujourd’hui il est préparé avec infiniment de délicatesse, pour trôner en bonne et due place dans les restaurants gastronomiques étoilés tels que “La Fleur”, aux abords de Moeraki. De quoi régaler les papilles les plus subtiles qui soient et ravir les palais s’il est accompagné d’un Sauvignon blanc ou de Pinot noir, voire d’une bière régionale.

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Le Barbie, surnom adopté par les néo-zélandais pour le BBQ

S’il est bien cependant une tradition culinaire, que se partage la population de Nouvelle-Zélande dans son ensemble, c’est le BBQ. Quel que soit le temps, c’est une invitation qui ne saurait se refuser sous le moindre prétexte. Comme il est de coutume de ne pas arriver les mains vides, veillez à apporter l’accompagnement et votre hôte de chargera de fournir les steaks et les saucisses géantes. Si la chance ne vous est pas donnée d’en vivre un authentique, vous reste à obliquer vers le “Fergburger” dont la réputation n’est plus à faire. On y sert les meilleurs hamburgers du pays et même qui soient sur la planète.

Pour ceux qui n’apprécieraient pas la viande, préparez-vous à savourer les spécialités que vous offre l’océan. Avec des crustacés et poissons pêchés sur place, la spécialité n’en demeure pas moins le Fish’n chips, la plupart du temps à base de prises faites en famille (sachant que la pêche est un sport national chez les Kiwis). La recette la plus prisée demeure cependant le Whitebait, dont la saison est guettée par le pays en son entier. La blanchaille, servie en friture par les guerriers maoris, était jadis grillée à même le soleil.

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Les moules vertes sont aussi copieuses que délicieuses

Le Whitebait est réputé pour être le plat le plus raffiné mais aussi le plus cher du pays. Les meilleurs grands chefs au monde se l’arrachent, mais une autre perle lui tient la dragée haute car plus à portée de toutes les bourses. Il s’agit des moules vertes de Nouvelle-Zélande, aussi savoureuses qu’elles sont énormes. Pour les amateurs un véritable festin, à déguster sans la moindre modération. Un autre mets raffiné se trouve être les homards, qui foisonnent dans la péninsule de Kaikoura, un mot qui signifie par ailleurs “Repas de langouste” en langage maorie.

Mais s’il existe un mets qui défie toutes les lois de la nature c’est bien le Hangi, un mode de cuisson traditionnel  plutôt qu’un plat dans le sens strict du terme. Ses ustensiles de cuisson sont inhabituels car nous parlons ici de pioche et de pelle. Ce rituel pratiqué dans la région de Rotorua implique que l’on creuse un trou dans le sol pour y déposer un lit de braises bien fumantes. Y est alors déposée la nourriture, aromatisée et emballée dans des sacs que l’on recouvre de terre. Les légumes en sortent savoureux et croquant à souhait, une cuisine simple et saine au fumet insolite.

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La saveur fumée du Hangi est aussi succulente qu’inimitable

Comme la cuisson nécessite d’y consacrer pas moins de quatre heures, les néo-zélandais ont coutume de dire qu’un Hangi ne s’improvise pas, il se mérite. En l’attente vous pourrez vous attabler devant un bon vin ou déguster une bière locale, comme ce sont deux grands privilèges offerts par le pays ça tombe à pic. Les natifs étant réputés pour leur hospitalité, entre autres nobles qualités, ce sera l’occasion de vous lier d’amitié avec des individus hors du commun eux aussi. Reste à vous souhaiter bon appétit !

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